Marie Loana et Jean-Kévin, vos nouveaux modèles


Marie-Loana a lu pour vous... Le dernier Nothomb (on l’espèrerait presque si on manquait de cœur)

 

 C’est l’histoire d’un type qui tombe amoureux de la belle alors qu’en fait il aime le talent de la bête. Mais bon, elle n’est pas jolie alors son cœur choisit la belle quand même.

 De toute façon, il se prend un râteau, alors il décide de commettre un attentat.

 L’écriture de Nothomb, elle coulait de source. Parfois même jubilatoire, toujours facile, mais jamais idiote. Ici, on s’ennuie. Les rares finesses se sont empâtées dans la redite.

 On s’en console en attendant, à chaque coin de page, un retournement comme on s’y est habitué à force de lire l’auteure. Eh bien non, même pas… Elle ne nous gratifie pas d’un de ces tours de passe-passe qui nous a fait tant de fois rester éveillé au bord de la piscine (ah oui, il faut que je le précise : Nothomb est de ces auteurs que je lis d’habitude à la piscine, pour me taper du léger, mais moins que les magazines de mes voisins de bronzette).

 D’ailleurs, je suis fâchée d’avoir été grugée de 16 euros pour deux trajets en train (41 minutes le trajet) si peu passionnants.

 Pour la peine, je vous livre la fin du bouquin : le sentiment que tout compte fait, si le livre est vite lu, c’est tant mieux. Car de fin, il n’y a pas ! A l’amérloque, comme dans les bons films commerciaux, sauf qu’ici, on n’y réfléchit pas, on s’empresse de trouver autre chose à lire pour oublier.

 Cette fois, je veux bien mettre ma déception sur le compte du contexte. Amélie Nothomb, c’est, je l’ai dit, une lecture de piscine. Si j’avais le courage de reprendre le livre la prochaine fois que je pars en vacances, j’aurais peut-être une autre lecture. Mais ce livre-là, je l’avais déjà lu avant. On dirait qu’une gamine un peu plumée a fait un exercice de style (« Ecrivez-moi un Nothomb »). Même moi dont l’honnêteté intellectuelle n’est pas à mettre en doute, je n’ai pas le courage d’une troisième lecture, quand bien même ça serait au bord d’une piscine.

 Et puis, le dernier PPDA me fait de l’œil au Relay de la gare du midi.

 Ah oui, le titre (merci Google, je l’avais déjà oublié) : Le voyage d’hiver